agenda ironique (Février)

Après janvier voici donc février et Jobongon qui accueille sur son blog l’Agenda Ironique avec une belle idée de critique littéraire d’une oeuvre à imaginer… ou pas. Pour plus de détails sur le thème qu’elle a choisi c’est par .

Un petit texte court à l’image de ce mois, écrit trop vite, mais on fait ce que l’on peut par les temps qui courent 🙂

Ah, quelle surprenante histoire ! On en rêvait d’un livre pareil, on n’y croyait plus et le voilà qui surgit à un moment lambda et chamboule notre petit monde. Ce livre on le porte au fond de soi. La perception est particulière lorsqu’on l’ouvre pour la première fois. Il faut se méfier — dans le bon sens du terme — cette histoire recèle bien des secrets, on ne sait pas ce que l’on va trouver à la page suivante encore moins ce qu’elle évoque pour les uns et les autres, c’est souvent très intime comme relation, un partage assez paradoxal. Il s’adapte étonnamment bien au lecteur. Il permet des pauses et des silences, des ouvertures également, il déclenche des discussions, des controverses. Ça crée un sacré mixage de sensations, il tient son public en haleine, donne une dimension originale à nos a priori. La lecture reste aisé, l’écriture foisonne de perles rares, la pertinence des mots se savoure comme une glace au citron vert — le goût est variable selon le lecteur — c’est comme entrer dans un monde parallèle, où le temps n’existe que dans ce temps de lecture, un monde qui s’ouvre sur des possibles auxquels on n’ aurait pas songé, encore moins imaginé. Évidemment on y pense longtemps après, c’est une histoire qui marque, qui palpite au fond de nous durablement. C’est un bouquin que l’on peut trimballer partout, dans son sac ou dans la poche de son manteau, franchement il ne paye pas de mine et pourtant il est précieux pour tous ceux qui aiment lire et pourquoi pas être celui de ceux qui n’aiment pas lire. J’ai vu certains lecteurs le garder précieusement, d’autres l’offrir, ou l’oublier sciemment sur un banc, dans un bus, ou dans les boites à livres qui commencent à fleurir partout en ville. C’est un livre qui raconte l’amour des mots et sait voyager pour le plaisir du partage.

C’est un coup de coeur. Le mien, le tien, le sien, le vôtre.

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27 réflexions sur “agenda ironique (Février)

  1. C’est une merveilleuse critique que celle que tu nous proposes, Laurence.
    Je suis en admiration devant la qualité de cette évocation aussi riche et nuancée que la perle que l’huître sauvage fait grossir un peu chaque jour par son travail de nacre.
    Puisque le livre est écrit, je veux bien me laisser voyager par ses parfums, citron vert, café, ou même encore cappuccino. Voyons sur quel banc je vais le découvrir.

    Aimé par 1 personne

  2. Elle est superbe ta critique et convient parfaitement à mon livre de chevet (pas de cheval)
    La jument verte : une « surprenante histoire » , une  » histoire recèle bien des secrets », une histoire « très intime » entre les personnages avec des  » discussions, des controverses »,  » un mixage de sensations », il m’a « tenu en haleine » avec une « dimension originale ». « des perles rares » au détour du chemin « d’un monde parallèle », bon j’arrête parce que sinon je vais tout recopier ton texte avec lequel j’adhère à 100%

    Aimé par 1 personne

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