Viens, on va se consoler dans le silence et les arbres à venir

Aux frontières de la mémoire j’ai délaissé les pensées assassines, abandonné la pesanteur du passé et tu m’as regardée me revêtir du temps qui reste, tu as dit dans un rire léger, mais tes yeux restaient graves, tu as dit, viens, on va se consoler dans le silence et les arbres à venir, peu importe ce que ça nous coûte, si ça semble difficile au début, seul c’est possible, et nous, nous sommes deux, c’est deux fois plus, alors viens, on va aussi se dépouiller des fragments d’oubli, écouter battre le cœur de l’autre et s’égarer dans l’espace de nos métamorphoses, et surtout, surtout, caresser la perte de tous les instants complexes, ceux qui érodent et creusent les sillons de nos chairs et nous privent de bienveillance, enfin, tu sais de quoi je parle, viens, as-tu ajouté en saisissant ma main, allons bâtir le présent.

En juillet l’agenda ironique se pose chez Joséphine qui nous propose un sujet oh combien ouvert à la variation  inépuisable : La perte en une phrase. Tout reste à dire. 🙂

 

 

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21 réflexions sur “Viens, on va se consoler dans le silence et les arbres à venir

  1. Comme c’est beau Laurence ! On sent dans le déploiement de la phrase celui des arbres et du silence. Majestueux et frissonnant. Avec ceci qui me reste comme un fruit au sortir de la forêt : « Tu m’as regardée me revêtir du temps qui reste ». Merci pour ta participation !

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