Infinis fragiles

Faut-il atteindre l’indigo
Des jours de pluie
Et la lumière des nuits sans étoiles
Pour parler de mémoire
Ces infinis fragiles
Des hommes qui affrontent le noir
Et se retiennent de tomber
Là où la mer tresse les souvenirs
 
Comme on s’amarre malgré la rouille
Aux vagues bleues du souffle majeur
J’entends battre en nous
Le bruit sourd
Du manque et de la douleur

Jeu 53 chez La Licorne. Deux contraintes : quatre couleurs plus quatre mots tirés d’un poème d’Arthur Rimbaud : étoile, infini, mer, homme pour une poésie entre quatre et seize vers.

12 réflexions sur “Infinis fragiles

    1. Merci beaucoup, ça me fait plaisir, d’autant qu’elle est passée un peu inaperçue lorsque j’ai publié l’article 🙂
      C’est un petit format de 20 x 60.
      J’espère un jour avoir l’occasion de voir quelques uns de vos (tes ?) dessins à l’encre.
      Je comprends fort bien le fait que le dessin puisse être laborieux, je l’ai souvent vécu ainsi moi aussi. Pour le coup, revenir à la peinture abstraite a été libérateur, la couleur, l’expression et le mouvement m’ouvrent des champs infinis 🙂

      J'aime

  1. Fort joli e chargé d’émotions fortes. J’aime beaucoup les derniers vers très parlants en ce qui m concerne : »Comme on s’amarrer malgré la rouille
    Aux vagues bleues du souffle majeur
    J’entends battre en nous
    Le bruit sourd
    Du manque et de la douleur;

    Aimé par 1 personne

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