Traces

A la dérive du monde, dans le flot ininterrompu des voix acerbes et des jugements hâtifs, dans le vacarme qui assombrit les heures, où se bouscule la violence et l’intolérance, on ira vers ceux qui s’éloignent. Et de la route empruntée, on y mêlera l’air et l’eau, le feu et la terre pour créer la nôtre. Sans hâte, dans ce temps particulier de l’attente, on fera halte à la lisière des heures audacieuses pour écouter le chant de la pluie et la danse des branches qui tendent vers la lumière. J’y entends déjà la musique du silence, celle qui apaise et réconcilie, s’arme de patience et d’essentiel. Et dans le travail latent de ce qui s’élabore à l’orée des rêves, d’un pas facile, on tracera le sillage de nos racines à venir. J’oserai alors. J’oserai pousser les portes closes qui se dresseront encore. Il n’y a rien que nous ne pouvons atteindre.

28 réflexions sur “Traces

  1. Je ressens tes mots comme d’une grande sagesse. Voilà comme j’analyse ton texte : Au milieu du fatras dans lequel nous pataugeons depuis bientôt 3 ans, il faut arriver à se créer notre propre monde, en nous isolant des pollutions en tous genres pour nous faire NOTRE NID, celui dans lequel nous nous sentions protéger des atteintes de ce monde fou.

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