Travail en cours (détails)

Au cours de l’été, l’occasion de peindre s’est faite par petites touches. Ce furent des échappées souvent interrompues, des instants dans l’instant, loin de toutes réflexions. J’ai peint sans savoir vers quoi j’allais, libre dans l’expression de la couleur et du geste. Loin de l’ordinateur et des réseaux sociaux. J’ai enfin pris le temps de travailler sérieusement mon projet de livre d’art. J’ai réalisé que mener celui-ci seule, à l’écoute de conseils judicieux était ce qui me convenait le mieux. Baignée par les paysages qui m’entouraient et la vie fourmillante et aimante qui m’accompagnaient. A ma place en somme.

Blog en pause

Palette d’expressions prend ses quartiers d’été. Faute de temps, une longue pause s’impose pendant laquelle j’espère finaliser des projets qui traînent en longueur. Notamment un projet de livre d’art et un roman. Ces projets me tiennent à cœur et me demandent une disponibilité d’esprit que j’ai du mal à avoir en ce moment. Je m’absente donc de la toile pour une durée indéterminée.

Très bel été à toutes et tous et à bientôt.

C’est bien ainsi que va la vie

Je n’ai pas oublié la musique des nuits sans lune
où la caresse de la houle épouse la pluie
où chantent les notes du ressac
en réponse à la voix des autres 

alors que les années passent et que s’apaisent les jours 
il demeure les blessures entre les vides
ces disparus liés aux fragments d’existence
ces absences sans nom qui errent  
ombres sourdes tracées au cordeau
des âmes aux contours éloignés  

comme les lignes palpitantes de ma main
j’irai dessiner sur le sable le vivant 
simples empreintes fugaces 
que les vagues effacent sans oubli
c’est bien ainsi que va la vie

Piquenique d’agenda ironique

En juin, l’agenda ironique est hébergé chez Le retour de Flying Bum où il fait bon piqueniquer sous le soleil de l’été. Un peu corsé le piquenique cela dit, et c’est tout le plaisir des mots imposés : flavescent, amphigourique, sycophante et nidoreux à semer tout au long de ce déjeuner sur l’herbe et pourquoi pas y ajouter aussi un régionalisme ou deux. Piquenique assuré jusqu’au 24 juin, ensuite viendront les votes.

Toutes précisions sur cet agenda et toutes participations sont à déposer chez Luc, ICI

Crédit photo: Le retour de Flying Bum

L’Arbre XIX

Acrylique, encres couleur sur papier

Format 50 x 70 cm

Des strates serties de terre
nos âmes en appui d’arbres
s’accordent au trajet des racines 
s’enlacent comme on engendre le monde
et frappées d’eurythmie
d’ardeur et de persévérance
de sève et de sang
s’abandonnent à la lumière 

L’homme et la mer

Alors que tu longes la mer comme on rêve l’apaisement ; en bordure de dunes, les oyats, les chardons, les liserons tanguent sous la brise et annoncent les premiers signes de l’apesanteur. L’intranquillité devient sans horizon, loin de toute flottaison. Tu t’enracines dans le sable au milieu des coquillages et le balancement lent des vagues murmure ce parfum piquant et iodé du sable humide. C’est une musique. Celle qui se lit sans bruit et berce le temps du littoral. Une mélodie. Peut-être naissante ou saisie sur le vif du vent levant. Une bouffée d’enfance qui surgit et que tu laisses partir. Tu ne retiens rien. Seul ton cœur qui bat lent et tranquille.

L’arbre de Cyann

acrylique, encres couleur, crayons couleur sur papier

30 x 30 cm

Pour Cyann, ma petite-fille née prématurément le 18 mai dernier. Lorsque j’ai commencé à peindre ce tableau j’ignorais qu’il s’agissait d’une fille et ne savais pas encore son prénom. Pourtant il m’a paru évident que le bleu dominerait le fond du tableau. De la mer vers le ciel, l’arbre ancré sur notre Terre pour accueillir ce petit bout de 1,215 kg au prénom évocateur.