Le murmure du monde

Têtes de femmes douces comme une écume
L’eau les traverse comme les cailloux trop clairs
Il faut si peu de leur ombre pour couvrir la terre
Et pourtant tous leurs silences

Barbara Auzou

***

D’y sentir l’âme comme l’oiseau
et le temps qui défile –
de rubans en rivières
coulent de tendres émois.

Caroline Dufour

Acrylique sur papier, marqueurs

Format 50 x 65 cm

Voyage XX

Quand Voyage XX s’anime de la poésie de Barbara Auzou.

Merci Barbara. Infiniment.

Peinture acrylique, encres couleur, marqueurs acrylique

format 40 x 50 cm

nous marchons de visions en visions

dans la mer inentamable dont nous partageons

les voeux profonds les gestes autonomes

les bras d’ailes et de moulins et tout nous ramène

à l’infrangible unité de la vague

à la plaie fièvreuse et tendre nous en habitons

le centre les portes et les fenêtres la pliure du coeur

avec son sel les paupières où l’on danse

nous tendons en robes de ciel en mousses de lilas

nos mains douces vers un échange très simple

 insulaire

quelque part entre la fugue et le silence

Barbara Auzou.

Voyage XIX

Dernier né de la série Voyage, « Voyage XIX », illustré par la poésie de Barbara Auzou.

Merci Barbara. Infiniment.

Peinture acrylique, encres couleur, marqueurs acrylique, pastels à l’huile

Format 50 x 70

Je me hâte et me reforme

les pieds sur une fosse marine

au sortir d’une nuit incertaine

j’effleure une échine 

pour que les bras et la mer se comprennent

j’invente des refuges

j’invente des détours

je me hasarde vers une étendue d’eau à ma mesure

la vie s’enroule douce et dure

maison cellulaire dont je caresse les lézardes et les commotions

dans l’affolante et tendre sororité des sphères

la rougeur reposée s’endort bientôt dans sa laine

vois-tu il y a toujours des strates orange d’arrière-soleils

dans ce qui émeut la pierre au plus profond

Voyage – Rétrospective II

Si l’année 2020 a été difficile à plus d’un titre, elle a, malgré tout, donné naissance à la série « Voyage ». Ces tableaux, peints tout au long des deux confinements, ont été autant un appel à l’évasion qu’à la contemplation. Alors que les hommes se confinent, que le monde se retire du monde, l’écoute de la Terre prend de l’ampleur. Elle s’impose, même, comme essentielle. Et si plus d’une fois, j’ai peint d’autres sujets, je suis revenue à cette perception particulière qui m’a accompagnée tout au long de la création. Comme toujours, le mouvement nait de la couleur et de la couleur, celle du mouvement. Les lignes se dessinent à l’instinct à la recherche d’une nouvelle lecture du monde. Chaque paysage dévoile une dimension intuitive de la Terre et, l’expression du vivant, témoin d’une époque particulière raconte son histoire. Cette lecture est infinie et vibre encore profondément en moi. Qui sait où me mènera demain ?

La première rétrospective des Voyages est à voir ICI

Voyage XVII

Même quand la terre est assoupie, nous voyageons. Nous sommes les graines d’une plante persistante, et c’est dans la maturité et la plénitude du cœur que nous sommes livrés au vent et dispersés.

Khalil Gibran

Peinture acrylique sur carton, pastel à l’huile, encres couleur

Format 21 x 30

Voyage XVI

Le voyage est un songe dont l’éblouissement est inoubliable.

Victor Hugo

Peinture acrylique sur carton, encres couleur, marqueurs

Format 29 x 39 cm

Du sable encore dans les cheveux

sur l’étal de l’azur je reprendrais bien un peu

ce matin de ce fuselage du rêve cet astre convulsif

et farouche

élevé sur les paniques de nos vies et qui finit

en bouche

comme un élixir d’écailles pour nos mots liquides

dont on voit luire la peau à l’horizon

Barbara Auzou.

L’horizon des évènements

En bordure d’univers dans le temps et l’espace dilatés
on gagnera le pourtour de l’horizon à la limite infranchissable 
Et le temps ralentira la courbe des secondes
jusqu’à devenir éternité

Cliquez sur les photos pour mieux voir les détails

Peinture acrylique sur toile, collage papier, collage végétaux (2017)

Format 100 x 100 cm

Quand un tableau m’inspire des mots. Ici, le titre a fortement influencé l’écriture. La génèse du tableau à voir ICI