Petites graines de bonheur (suite)

Les petites graines de bonheur reviennent avec une nouvelle série. Et qui dit nouvelle série, dit nouveaux lieux. C’est le premier dimanche de ce second confinement, il fait presque chaud sous le soleil de novembre. Lucile et Lïam m’accompagnent. Je passe par la route en direction du centre ville pour rejoindre la Garonne. Le début de la ballade n’a d’autre intérêt que celui d’atteindre le fleuve. Pourtant au fil de mes pas, il me parait évident que les galets ont leur place partout où on ne les attend pas. Poteaux électriques ou bien le trottoir devant le collège deviennent des endroits propices où en déposer.

Le rocher marque le début du sentier qui descend vers le fleuve. J’y place un galet comme une invite à en découvrir d’autres. Pourtant si tous les endroits où je dépose les suivants me semblent couler de source, ce n’est pas forcément le cas pour les promeneurs que je croise… qui ne les voient pas. Alors que je cherche où placer les derniers galets, un curieux s’approche de l’un d’eux mais n’ose pas le prendre. Quoique éloignés, je suppose que notre présence (Lucile photographie et Lïam cherche avec moi des emplacements) y est pour beaucoup.

Effectivement, alors que nous sommes sur le retour, nous remarquons que certains galets ont déjà disparus… et ça se poursuit le lendemain quand en rentrant du collège, Lïam, un grand sourire lui mangeant le visage, me dit que ceux déposés sur les poteaux électriques ont été trouvés.

J’ai au moins fait un heureux 🙂

Photos : Lucile Duneau-Délis

Abysse

La naissance d’un tableau tient parfois à peu de choses. Une phrase, une musique, un thème, une couleur, une ligne, une forme sur lesquels je porte mon attention à un moment donné. Pour cette oeuvre, c’est en visitant le joli blog de Malyloup Observer la Vie que l’envie de peindre a été stimulée. Il était question d’une chenille aux couleurs surprenantes que vous pouvez découvrir ICI. Lorsque j’ai posé les premières lignes sur ma feuille, plusieurs jours avaient passé et j’en gardais une représentation vague mais toutefois présente à l’esprit – je ne cherchais pas à représenter la chenille mais à saisir sa forme, les teintes, les contrastes. Les premiers traits posés, j’ai laissé l’inspiration faire le reste et curieusement j’ai plongé dans les abysses.

Peinture acrylique sur papier, encres couleur, Posca

Format 32.5 x 40

Pour mieux voir les détails, cliquer sur les images

Au fil de l’eau 3

Dernière série de cet éphémère où les galets rencontrent l’eau et le sable. A chaque étape, chaque moment choisi pour les photos, il y a eu comme une impression du vivant qui s’en révélait. Je pourrais presque dire que les pierres me parlaient.

Avec le recul, si je compare ma première expérience de l’éphémère, celle faite deux ans plus tôt, que vous pouvez voir ICI, je peux dire que l’eau a révélé davantage la spontanéité de l’instant. Comme une évidence, les galets se sont prêtés au jeu du mouvement, ont trouvé leur place comme allant de soi.

Merci à mes fils Amaël et Lïam pour leur aide lors du transport de tous les galets (qui pesaient leur poids) jusqu’au Courant d’Huchet.

Au fil de l’eau 2

Comme un retour aux sources, les galets rencontrent la roche. La marée est basse et en raison du temps incertain, le lieu – habituellement, il regorge de monde – est quasiment désert. Quelques passants se sont toutefois approchés pour voir ce que je photographiais puis se sont éloignés sans bruit. Le choix du jour s’est imposé pour avoir le moins d’interférence avec l’extérieur. J’aurais pu supporter la pluie, le vent, la fraîcheur de l’air. La foule, non.

A suivre.

Au fil de l’eau 1

Cet été, j’ai emporté avec moi des galets pris au bord de la Garonne sur lesquels j’ai peint l’inspiration du moment avec l’idée de les mêler à la terre des Landes, au sable, à l’eau.

L’éphémère revient donc, avec une série de clichés prise dans Les Landes, aux abords du Courant d’Huchet, cours d’eau qui, entre dunes de sable et forêts de pin, se jette dans l’océan. Une façon d’exprimer à ma façon combien ces lieux me parlent toujours autant.

A suivre.

Triptyque à quatre mains

Pour son anniversaire, ma fille aînée, Aloïs, avait émis le souhait d’avoir sur un mur de chez elle, des petits tableaux qu’elle pourrait changer de sens à loisir. J’ai beaucoup de mal à réaliser des « commandes », c’est un travail qui m’apporte rarement satisfaction et d’ailleurs je n’en fais plus depuis des années. J’ai alors eu l’idée de proposer à ma fille cadette, Lucile, une réalisation à quatre mains (un tableau chacune + celui en commun). Autant les tableaux personnels ont été vite travaillés, autant celui à quatre mains a demandé plusieurs ajustements, notamment au sujet de la couleur. Au départ, il avait été décidé que Lucile peindrait le dernier tableau et que l’on interviendrait toutes les deux sur le graphisme. Mais l’ensemble manquait de lumière et après réflexion, j’ai eu besoin d’y poser « mes couleurs » avant d’y peindre mes graphismes.

Bien sûr, à peine terminé, j’avais déjà en tête de réaliser pour ce triptyque une proposition différente. Faute de temps, on s’en est tenu à celle-ci, mais je garde l’idée pour un futur projet. L’essentiel au fond, c’est que le cadeau ait plu à Aloïs.

A noter que même minime, (et parfois difficile à percevoir) chaque tableau à une correspondance avec les autres. Une ligne, une courbe, des points, un rappel de couleur… Ils peuvent être tournés dans n’importe quel sens, le lien reste présent.

Pour mieux visualiser les détails vous pouvez cliquer sur chaque tableau

Triptyque 20 x 20

Peinture acrylique, collage papier, encres de couleur, feutres