Au fil de l’eau 3

Dernière série de cet éphémère où les galets rencontrent l’eau et le sable. A chaque étape, chaque moment choisi pour les photos, il y a eu comme une impression du vivant qui s’en révélait. Je pourrais presque dire que les pierres me parlaient.

Avec le recul, si je compare ma première expérience de l’éphémère, celle faite deux ans plus tôt, que vous pouvez voir ICI, je peux dire que l’eau a révélé davantage la spontanéité de l’instant. Comme une évidence, les galets se sont prêtés au jeu du mouvement, ont trouvé leur place comme allant de soi.

Merci à mes fils Amaël et Lïam pour leur aide lors du transport de tous les galets (qui pesaient leur poids) jusqu’au Courant d’Huchet.

Au fil de l’eau 2

Comme un retour aux sources, les galets rencontrent la roche. La marée est basse et en raison du temps incertain, le lieu – habituellement, il regorge de monde – est quasiment désert. Quelques passants se sont toutefois approchés pour voir ce que je photographiais puis se sont éloignés sans bruit. Le choix du jour s’est imposé pour avoir le moins d’interférence avec l’extérieur. J’aurais pu supporter la pluie, le vent, la fraîcheur de l’air. La foule, non.

A suivre.

Cairn

 

Quand le littoral rencontre les rivages du fleuve…

Galets des Landes, galets de Garonne, peinture acrylique, feutres posca.

 

 

 

 

 

Éphémère(s)

A voir : Éphémère étape 2 et Éphémère étape 3

 

Éphémère 1

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Bois flottés peints, galets aux impressions graphique se mêlent aux matériaux naturels.

Voici donc la vue d’ensemble d’Éphémère. Comme souvent lorsque je crée dans la spontanéité, le résultat n’est pas toujours à la hauteur de mes attentes. Là, en l’occurrence le vide y est plus important que je ne le pensais, les espaces dans la composition trop grands. Le fait de travailler sur un support sans limites a certainement perturbé ma perception de l’espace. Et plus difficile encore, il a fallu que j’accepte le fait de m’exposer différemment, même si les heures choisies étaient assez matinales et somme toute assez peu fréquentées.

A l’inverse de mon travail sur toile, c’est une œuvre qui m’a demandé beaucoup de temps en amont et en comparaison peu de temps pour sa réalisation : recherche de cailloux, galets et bois flottés et surtout créer chaque graphisme unique sur les supports choisis (mes moments préférés)

Une certaine insatisfaction perdurait face au rendu final, aussi comme je peux réagir en peinture, je décide – avant de quitter la plage – de poursuivre la performance avec une composition et une lumière différentes.

Le sable sur lequel je pose galets et bois flottés est humide contrairement au premier « tableau ». Disposer les matériaux sur le sable humide est plus aisé. D’autres jeux d’ombres et de lumière se dessinent… Les gestes sont assurés, la réalisation rapide, tout me parait plus facile… une dernière photo avant de remballer le matériel et puis mon fils aîné – improvisé photographe – et moi-même reprenons le chemin du retour…

Éphémère 2

éphémère 2J’aime l’idée que ces « tableaux » n’existent que dans l’instant. Sans autres traces que celles laissées par les empreintes sur le sable très vite effacées par le vent et l’eau…

Demeurent des photos et le souvenir de mes mains qui mettent en scène une idée d’éphémère.

Un grand merci à mon fils Amaël qui m’a suivie ce matin-là alors que dormait encore toute la maisonnée, et sans qui, je n’aurais pu réaliser cette série d’articles.

Photos : Amaël

Éphémère (étape2)

Éphémère (étape 1) à voir ICI

Il est encore tôt, le souffle de l’air déjà chaud. Sur la plage, seuls quelques surfeurs et joggeurs ont investi les lieux. J’ai choisi un endroit un peu éloigné de l’eau. La marée est descendante mais les vagues – puissantes – viennent haut sur le littoral.

Comme lorsque je travaille sur une toile blanche, je ne sais pas à l’avance ce qui émergera de ce projet. J’avance à tâtons, sans réelle prise avec l’ensemble.  Je réalise que le sable est trop sec, il laisse des empreintes de mes doigts et si cela me gêne au départ, je me dis que cela fait partie de l’expérience.

Comme un chant ininterrompu, le grondement incessant de l’océan apaise toutes interférences. Je m’isole du monde et pourtant, pourtant, je m’y trouve fortement ancrée. Chaque geste, chaque pose de galet, de caillou, de bois flotté devient une évidence. Petit à petit, l’Éphémère se construit.

A suivre…

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Photos  : Amaël