Voyage XVII

Même quand la terre est assoupie, nous voyageons. Nous sommes les graines d’une plante persistante, et c’est dans la maturité et la plénitude du cœur que nous sommes livrés au vent et dispersés.

Khalil Gibran

Peinture acrylique sur carton, pastel à l’huile, encres couleur

Format 21 x 30

Voyage XVI

Le voyage est un songe dont l’éblouissement est inoubliable.

Victor Hugo

Peinture acrylique sur carton, encres couleur, marqueurs

Format 29 x 39 cm

Du sable encore dans les cheveux

sur l’étal de l’azur je reprendrais bien un peu

ce matin de ce fuselage du rêve cet astre convulsif

et farouche

élevé sur les paniques de nos vies et qui finit

en bouche

comme un élixir d’écailles pour nos mots liquides

dont on voit luire la peau à l’horizon

Barbara Auzou.

Abysse

La naissance d’un tableau tient parfois à peu de choses. Une phrase, une musique, un thème, une couleur, une ligne, une forme sur lesquels je porte mon attention à un moment donné. Pour cette oeuvre, c’est en visitant le joli blog de Malyloup Observer la Vie que l’envie de peindre a été stimulée. Il était question d’une chenille aux couleurs surprenantes que vous pouvez découvrir ICI. Lorsque j’ai posé les premières lignes sur ma feuille, plusieurs jours avaient passé et j’en gardais une représentation vague mais toutefois présente à l’esprit – je ne cherchais pas à représenter la chenille mais à saisir sa forme, les teintes, les contrastes. Les premiers traits posés, j’ai laissé l’inspiration faire le reste et curieusement j’ai plongé dans les abysses.

Peinture acrylique sur papier, encres couleur, Posca

Format 32.5 x 40

Pour mieux voir les détails, cliquer sur les images

Au fil de l’eau 3

Dernière série de cet éphémère où les galets rencontrent l’eau et le sable. A chaque étape, chaque moment choisi pour les photos, il y a eu comme une impression du vivant qui s’en révélait. Je pourrais presque dire que les pierres me parlaient.

Avec le recul, si je compare ma première expérience de l’éphémère, celle faite deux ans plus tôt, que vous pouvez voir ICI, je peux dire que l’eau a révélé davantage la spontanéité de l’instant. Comme une évidence, les galets se sont prêtés au jeu du mouvement, ont trouvé leur place comme allant de soi.

Merci à mes fils Amaël et Lïam pour leur aide lors du transport de tous les galets (qui pesaient leur poids) jusqu’au Courant d’Huchet.

Au fil de l’eau 2

Comme un retour aux sources, les galets rencontrent la roche. La marée est basse et en raison du temps incertain, le lieu – habituellement, il regorge de monde – est quasiment désert. Quelques passants se sont toutefois approchés pour voir ce que je photographiais puis se sont éloignés sans bruit. Le choix du jour s’est imposé pour avoir le moins d’interférence avec l’extérieur. J’aurais pu supporter la pluie, le vent, la fraîcheur de l’air. La foule, non.

A suivre.

Au fil de l’eau 1

Cet été, j’ai emporté avec moi des galets pris au bord de la Garonne sur lesquels j’ai peint l’inspiration du moment avec l’idée de les mêler à la terre des Landes, au sable, à l’eau.

L’éphémère revient donc, avec une série de clichés prise dans Les Landes, aux abords du Courant d’Huchet, cours d’eau qui, entre dunes de sable et forêts de pin, se jette dans l’océan. Une façon d’exprimer à ma façon combien ces lieux me parlent toujours autant.

A suivre.

Triptyque à quatre mains

Pour son anniversaire, ma fille aînée, Aloïs, avait émis le souhait d’avoir sur un mur de chez elle, des petits tableaux qu’elle pourrait changer de sens à loisir. J’ai beaucoup de mal à réaliser des « commandes », c’est un travail qui m’apporte rarement satisfaction et d’ailleurs je n’en fais plus depuis des années. J’ai alors eu l’idée de proposer à ma fille cadette, Lucile, une réalisation à quatre mains (un tableau chacune + celui en commun). Autant les tableaux personnels ont été vite travaillés, autant celui à quatre mains a demandé plusieurs ajustements, notamment au sujet de la couleur. Au départ, il avait été décidé que Lucile peindrait le dernier tableau et que l’on interviendrait toutes les deux sur le graphisme. Mais l’ensemble manquait de lumière et après réflexion, j’ai eu besoin d’y poser « mes couleurs » avant d’y peindre mes graphismes.

Bien sûr, à peine terminé, j’avais déjà en tête de réaliser pour ce triptyque une proposition différente. Faute de temps, on s’en est tenu à celle-ci, mais je garde l’idée pour un futur projet. L’essentiel au fond, c’est que le cadeau ait plu à Aloïs.

A noter que même minime, (et parfois difficile à percevoir) chaque tableau à une correspondance avec les autres. Une ligne, une courbe, des points, un rappel de couleur… Ils peuvent être tournés dans n’importe quel sens, le lien reste présent.

Pour mieux visualiser les détails vous pouvez cliquer sur chaque tableau

Triptyque 20 x 20

Peinture acrylique, collage papier, encres de couleur, feutres