Voyage XXVI

Voyage XXVI accompagné du regard poétique de Barbara Auzou.

Merci Barbara. Infiniment.

Acrylique sur papier, encres couleur

Format 30 x 40 cm

quand l’aube secoue ses poches

nos corps se hâtent doucement

et dans une maladresse ancienne

pour retrouver ce qui nous fut très proche

et bat encore au poignet

était-ce le bord d’une île 

où s’allumait une lampe idéale?

était-ce la traîne recluse de vieux astres?

d’eaux en eaux on lance nos mains d’écluses

on travaille à nos crochets d’écumes

on oublie le vase la vasque et la carapace

renversée sur son ombre

qui doutait d’un possible filon d’or

l’émail en fusion sur la gorge des vents

on revient ausculter longtemps

les secrets de la terre et ceux de l’âge

le bleu tendre d’une plainte lointaine

s’étire au large de l’enfant sentimentale

venue le ciel sur le dos donner

son âme à la mer

Barbara Auzou.

Voyage XXV

Voyage XXV accompagné du regard et de la poésie de Barbara Auzou. Merci infiniment Barbara.

Peinture acrylique, encres couleur sur papier

Format 34.5 x 50 cm

par le trou central des légendes

dans le non-lieu des heures

quand les choses s’émeuvent 

toutes seules et tremblent

sur leur lisière d’or chaud

on regarde monter l’eau tendre

dans le gros oeuvre des vagues

les îles accroupies sur leur miel

roux qu’elles protègent de leur mieux

contre le noyau dur de la lumière

et l’aléa des deltas

une onde bleue de sel

entre lassitude et fulgurance

bientôt viendra caresser l’éternelle

coupole de l’azur

et les pudeurs d’abîme et d’imprudence

qui nous irriguent

Barbara Auzou.

Du narcissisme

Du narcissisme par La plume fragile où quand un de mes tableaux s’en va vers son nouvel habitat et s’invite aux creux des mots.
Merci à toi Milena !

La plume fragile

Miroir miroir
en de menus détails
grandeur se décompose
devant l’œil turquoise

Expression du Moi – j’ose.

Dentelle de mer osmose
Le bleu du ciel se terre
Sous l’intime barrière
De corail et de mots
Coulée de couleurs en symbiose
Fronces d’écumes narquoises

Miroir miroir
exquise blancheur vitrail
me renvoie ce visage
sensible au bleu d’émoi

Gestes en apothéose.

f.

Illustrations : La Spontanéité d’une pause, de Laurence Délis, récente acquisition dans laquelle mon regard se perd, se noie et revient à lui. Merci, Laurence !

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Voyage XXIV

Quand le partage est source d’accomplissement : Voyage XXIV accompagné de la poésie de Barbara Auzou.

Merci Barbara. Infiniment

Acrylique, encres couleur, pastels huile sur papier

Format 30 x 40 cm

Toi qui sais que toute dentelle

se déchire

tu ravaudes les liserons du ciel

pour épouser les déclivités

du soleil

pour retrouver la grâce de rêver

et rentrer chez toi 

avec quelques cailloux en poche

l’eau ruse en ses flots

et l’étendue s’accroche

la terre consent 

puisque le bleu lui sied

à un lien d’échanges

encore embroussaillé

d’oiseaux

entre l’ombre et l’orée

que le vent chavire

tu guettes l’amorce d’un visage

tremblant au contact

d’une trop brusque fraîcheur

Barbara Auzou.

Voyage XXIII

Quand Voyage XXIII s’anime de la poésie de Barbara Auzou.

Merci Barbara. Infiniment.

Acrylique sur papier, encres de couleur

Format 32 x 49.5 cm

notre silence mûrit hirondelle souvent

et dans le jeu complexe

de nos correspondances

et de nos entrelacements

tourne la magnifique et redoutable

machine analogique 

comme un fil jaune reliant

la brume à l’insaisissable

la source à son élan

la danse à notre désir insensé

d’être dedans

les vides et les pleins sont autant

de vie que les mots ne sauraient

nommer

le temps est un bouclier de prairies

de baies à nos bouches 

déçues et ravies par le fruit prolifique

si proche si lointain

que ne contredit jamais

aucun ciel

Barbara Auzou.

La spontanéité d’une pause

Un grand nombre de chutes de papier remplit un de mes cartons à dessin. Souvent ces chutes finissent par nourrir le feu du poêle à bois. Cependant, certaines se révèlent avoir un format intéressant sur lesquelles travailler. Pour moi, c’est l’occasion de peindre quelque chose de rapide, une spontanéité de l’ordre d’une pause. Souvent, ces chutes peintes deviennent ensuite des morceaux de papier déchirés, des morceaux de tableaux sur une future toile, des bouts d’autre chose sur une nouvelle création. Avant que ce soit le cas de celle-ci, voici dans son intégralité la spontanéité d’une pause.

Acrylique sur canson, encres de couleur, pastels à l’huile

(55 x 23 cm)