La cinquième saison

Acrylique, encres, feutres Posca

Format 30 x 40 cm

En attendant « Hiver » quatrième tableau sur les saisons, voici « La cinquième saison » idée qui me trottait dans la tête depuis un petit moment et que j’ai enfin concrétisé. Avec un petit hommage à l’album musical les cinq saisons du groupe québécois Harmonium qui a souvent accompagné cette peinture.

Voyage II

« Voyager ne sert pas beaucoup à comprendre mais à réactiver pendant un instant l’usage des yeux : la lecture du monde. » Italo Calvino

Acrylique, feutres Posca, stylo

20 x 40

Détails du tableau.

Au bord de la lumière

Acrylique, collage papier, feutres Posca

50 x 70

Pour mieux voir les détails cliquez dessus

« Peindre c’est écrire avec la lumière, affirmait Salva. Tu dois d’abord apprendre son alphabet puis sa grammaire. Alors seulement tu pourras maîtriser le style et la magie. » Carlos Ruiz Zafón. Mathilda

Voyage I

« Je voyage silencieux dans un monde sans bruits, et dont je garde en moi les couleurs, depuis ces jours de ma jeunesse. » Adrien Goetz – La dormeuse de Naples

Acrylique, feutres Posca, stylo

30 x 40

Détails du tableau

Merci pour le titre, Alma 🙂

Automne

La réalisation de ce tableau a suscité beaucoup de questionnements de ma part. Passer d’un format très petit comme les 10×10 travaillés précédemment à un format 50×100 a été à la fois libérateur et perturbateur. Si, au moment où je peins, des évidences voient le jour dans les couleurs placées à tel endroit ou dans les traits que je donne aux formes qui se dessinent, il y a quelquefois au fil des lignes que je trace, des hésitations ; cette idée de peu ou de trop qui me demande du recul et des pauses pour mieux saisir quand poursuivre ou quand m’arrêter. Cette assonance est fragile, à l’image de nos vies en mouvement, c’est une écoute particulière afin de trouver le bon équilibre entre ce que je tente d’exprimer sur la toile et ce que je suis. J’ai beaucoup pensé à l’écriture, à cet équilibre des mots auquel j’attache une grande importance et qui nécessite en permanence de la constance et une nouvelle fois la similitude avec mon travail sur toile m’a frappée.

Acrylique, encres de couleur, collage papiers, feutres Posca, stylo encre gel

50 x 100

En attendant Hiver, vous pouvez découvrir les saisons précédentes Printemps et Été

10×10 les cinq derniers

La série des 10×10 est terminée. J’ai eu du mal à faire la jonction avec les 5 précédents, j’ai donc retravaillé le dixième avant de commencer le onzième tableau. Finalement la série complète va au delà du minéral au végétal. Pour les derniers tableaux, le ciel et l’air se sont imposés comme allant de soi et ce n’est qu’une fois les quinze tableaux terminés que j’ai réalisé que le premier et le dernier formaient la boucle reliant l’ensemble des autres.

Une nouvelle fois je constate que la contrainte – ici le format imposé – me lasse vite. Pendant la réalisation de ces derniers 10×10, comme une nécessité, j’ai travaillé en parallèle pendant la période des vacances scolaires une grande toile, la nuit, à l’abri du tumulte des jours. La lumière n’était pas excellente, sans parler de la fatigue mais le plaisir de « lâcher » tout ce qu’imposait les petits formats m’a permis de finaliser cette série.

La lecture de chaque colonne se fait de bas en haut

Rendez vous début décembre pour l’exposition où j’espère pouvoir faire une photo de l’ensemble des quinze.

10×10 les 5 suivants

Dix tableaux sur les quinze sont terminés. Je ne suis pas tout à fait satisfaite de cette deuxième série. Je me rends compte que travailler sur des formats aussi petits limite la spontanéité que je privilégie habituellement. Je pourrais m’arrêter à ces dix petits tableaux car pour l’exposition il est demandé un minimum de sept tableaux. J’ai néanmoins envie de poursuivre l’expérience, avec les cinq derniers pour voir si le résultat final se tient. J’ai encore le temps de décider si ensuite je les présenterai tous ou si j’en privilégie que certains.

Dans les vagues

Acrylique sur carton toilé, collage papier, feutres

Format 27 x 22

Avec ce tableau, démarre une série de petits formats. Le but est de réussir à m’approprier un espace réduit et d’y exprimer autant d’idées, de couleurs, de formes que sur les grands formats que j’ai l’habitude de travailler en vue d’une exposition collective à laquelle je vais participer en décembre. La seule contrainte pour y participer est le format imposé de 10 x 10 cm. Avant de m’y atteler, comme une sorte de progression, je vais tout d’abord apprivoiser des formats de plus en plus petits.

Terre d’eau

Peinture acrylique, collage papier, feutres sur carton toilé

Format 38 x 55

Chaque détail à voir de plus prés en cliquant dessus

Deuxième tableau d’inspiration océanique. J’ai travaillé le fond, la couleur et les premiers traits pendant mes vacances sans chercher à y mettre un sens. Comme souvent j’ai laissé le mouvement faire le tableau. De retour chez moi j’ai poursuivi le travail et il m’a semblé évident que l’impact de l’océan restait très présent. J’y ai vu des fonds marins, ou tout du moins l’idée que je m’en fait. Mais une fois encore l’interprétation peut être multiple. A chacun de découvrir la sienne.

Oscillation

Dans le mouvement du vent, de l’eau ; inspiration de l’océan.

Acrylique, feutres sur carton toilé (vendu)

Format 38 x 55

Un ami à qui j’avais envoyé une photo du travail en cours de ce tableau, a imaginé cette création dessinée sur le sable. Si l’idée m’a séduite, le manque de moyens et de temps, et sans doute aussi, la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de cette réalisation que je vois très grande – un land art dans toute sa dimension d’espace – a freiné mon envie de tenter l’expérience. Il y a ainsi des oeuvres qui n’iront pas au delà de l’expression première. Pourtant, tant que ce tableau existe, il suggère une infinité d’attente, de nuances, de spontanéité dans l’expression. Des fragments d’art à l’intérieur de l’art qui racontent d’autres histoires, et nourrit tout autant celui qui regarde que celui qui crée. C’est à mon sens, l’essentiel.

Été

La finalisation du tableau Été aura monopolisé pas mal d’heures. A chaque fois que l’on me demande combien de temps me prend la réalisation d’un tableau, je ne sais pas quoi répondre. J’ai beau essayé y rester attentive, passées les premières minutes, le temps perd sa signification. La peinture ne s’estime pas en heures peintes mais bien en émotions qu’elle suscite. L’observation intuitive, la saveur des couleurs, la précision du geste, l’ampleur du mouvement et tous ces instants d’intensité troublante où je sais que je suis là où je dois être.

Acrylique sur toile, collage papier, feutres

70 x 90 (vendu)

Avec des détails sur lesquels s’attarder. Il suffit de cliquer dessus

Détails d’Été

Avec les vacances scolaires qui débutent pour le plus jeune de mes enfants, le va et vient des aînés qui apprécient ô combien le retour au foyer, j’alterne entre travail sur le fond et détails. Tout doucement.

Pour mieux apprécier les détails vous pouvez cliquer sur les photos.

Acrylique sur toile, feutres, stylo, collage papier.

Écrire et peindre

« Il n’y a pas d’enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité », (Paul Eluard)

L’ébauche de ma prochaine toile, loin d’être définitive, est un fouillis à l’image de tout ce que j’ai en tête actuellement. C’est que la réécriture de mon roman monopolise beaucoup de mon temps et génère parfois un certain découragement. Toutes ces heures. Ces heures denses troublées d’hésitations et de solitude.

Aujourd’hui je me suis accordée quelques petits moments pour peindre. De ces instants peints sont nés de véritables espaces libérés. Des bouffées d’oxygène, un retour à l’équilibre. Plus j’avance dans l’existence, moins je distingue de différence entre écrire et peindre. Deux formes d’expressions devenues aussi essentielles l’une que l’autre. Nourrissant mon enthousiasme démesuré et générant tout autant la quiétude à laquelle j’aspire.

Quelques détails de l’ébauche en cours

Acrylique sur toile, collage papier

Ce qui nous lie (le tableau)

La naissance de ce tableau est lié au récit qui porte le même titre. Après l’écriture du texte il m’a paru évident de poursuivre le travail sur toile. Quatre jours durant, l’espace et le temps ont été porteurs de mots, de couleurs et de ce lien qui me lie à mes frères et sœurs. Quand rien n’est défini à l’avance le processus de création est toujours particulier. Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. Là, en l’occurrence, je suis dans cette écoute particulière qui tend vers l’essentiel : je me nourris de la formidable énergie créative. Résonnent encore les mots jetés sur le papier, auxquels s’ajoute la musique qui tourne dans le salon. ça stimule l’imaginaire. Quatre jours essentiels tournés vers la création. La pièce à vivre devient atelier, les doigts teints de bleus, l’âme relié à ceux qui, où qu’ils soient aujourd’hui, restent présents. Ce fut un temps particulier, où chaque instant avait sa place.

Et au bout de ces heures, un tableau qui, quelque soit son sens, à un sens.

Acrylique sur toile, papiers, feutres.

Format 60 x 80

Quadrilatères sur fond noir

Fallait-il y trouver un sens ? se demandait Charlie, figé devant l’espèce de sculpture moderne qui prenait un espace dingue dans la salle. Anna lui avait dit, Je te rejoins au musée, comme si c’était un lieu qu’il fréquentait habituellement alors qu’il n’y mettait jamais les pieds. Il éprouvait une sorte d’inimité pour ces lieux de culture qui tendait vers l’intellectualisation systématique. Il n’y comprenait rien, et les rares fois où il avait été forcé de s’y rendre il s’y était profondément ennuyé. Anna, au contraire ne manquait aucune exposition, fascinée par l’inventivité et l’à-propos dont faisaient preuve les artistes pour s’exprimer. Le problème venait peut-être de là, se disait Charlie. Son incapacité à exprimer ce qu’il aimait ou pas. Il pouvait dire qu’il aimait le chocolat et détestait le chou. Qu’il préférait marcher plutôt que conduire. Ça c’était dans ses cordes. Mais pour le reste c’était difficile et Anna le lui reprochait de plus en plus souvent.

La sculpture ‒ mais pouvait-on parler de sculpture ? ‒ était plongée dans l’obscurité et dominait l’espace. Elle représentait un carré central au liseré lumineux autour duquel des quadrilatères s’entrecroisaient. Les lignes croisées, sorte de carrefours inhérents qui cassaient la rigidité de l’œuvre, ‒ ou la renforçait, Charlie n’arrivait pas à se décider ‒ partaient loin, et si Charlie ne détournait pas la tête il pouvait imaginer qu’elles étaient infinies. C’était peut-être bien ce qui le perturbait le plus. Cette idée d’infinitude le prenait au dépourvu. Il préférait nettement se concentrer sur le carré central qui attirait à la fois l’ombre et la lumière, et qui, lui, n’évoquait rien d’autre qu’un carré. Charlie resta ainsi quelques longues minutes à regarder le centre de la sculpture, se demandant combien de temps encore il allait patienter avant de quitter la salle. Il pouvait tout aussi bien attendre Anna devant le musée et lui dire, Viens, allons faire un tour au parc. Allons nous allonger sur l’herbe, allons voir les arbres et les enfants qui courent autour des gens qui flânent. Mais Anna n’aimait pas les parcs.

Charlie retint un soupir. « Quadrilatères sur fond noir ». Tu parles d’un titre à la con, se dit-il au moment où Anna se matérialisait à côté de lui. T’en penses quoi ? lui demanda-t-elle avec fébrilité. Et avant même qu’elle ne se lance dans un postulat qui ne souffrait aucune comparaison, il répondit : rien.

Une photo, quelques mots : Bric à book n°323

Crédit photo : Steven Ramon