Origami surprise

Cet été, Aloïs, ma fille ainée nous a rejoint quelques jours dans Les Landes. Comme un appel à dessiner, il traînait sur la table une feuille de couleur unie dont elle se sert pour tester ses pliages d’origami. J’y ai griffonné quelques graphismes colorés avant qu’Aloïs ne donne vie à une grue de papier dont voici quelques étapes avant sa finalisation. Ce duo improvisé nous a donné envie de travailler sur de futurs projets communs.

A suivre, donc.

Le murmure du monde

Têtes de femmes douces comme une écume
L’eau les traverse comme les cailloux trop clairs
Il faut si peu de leur ombre pour couvrir la terre
Et pourtant tous leurs silences

Barbara Auzou

***

D’y sentir l’âme comme l’oiseau
et le temps qui défile –
de rubans en rivières
coulent de tendres émois.

Caroline Dufour

Acrylique sur papier, marqueurs

Format 50 x 65 cm

Au fil de l’eau 3

Dernière série de cet éphémère où les galets rencontrent l’eau et le sable. A chaque étape, chaque moment choisi pour les photos, il y a eu comme une impression du vivant qui s’en révélait. Je pourrais presque dire que les pierres me parlaient.

Avec le recul, si je compare ma première expérience de l’éphémère, celle faite deux ans plus tôt, que vous pouvez voir ICI, je peux dire que l’eau a révélé davantage la spontanéité de l’instant. Comme une évidence, les galets se sont prêtés au jeu du mouvement, ont trouvé leur place comme allant de soi.

Merci à mes fils Amaël et Lïam pour leur aide lors du transport de tous les galets (qui pesaient leur poids) jusqu’au Courant d’Huchet.

Au fil de l’eau 2

Comme un retour aux sources, les galets rencontrent la roche. La marée est basse et en raison du temps incertain, le lieu – habituellement, il regorge de monde – est quasiment désert. Quelques passants se sont toutefois approchés pour voir ce que je photographiais puis se sont éloignés sans bruit. Le choix du jour s’est imposé pour avoir le moins d’interférence avec l’extérieur. J’aurais pu supporter la pluie, le vent, la fraîcheur de l’air. La foule, non.

A suivre.

Il était plus simple de frôler le monde, de glisser tout contre…

Peinture acrylique, peinture relief, collage papier, encres couleur,feutres Posca

Format 50 x 50

Avec le confinement à la maison d’une partie de la famille, il est difficile de peindre comme je veux, alors j’ai cherché parmi mes anciens tableaux ceux qui pouvaient avoir une seconde vie et j’en ai trouvé quelques uns qui méritent aujourd’hui que je m’y attarde à nouveau. Pour celui-ci, j’ai retravaillé le fond avec des encres de couleur avant de laisser l’inspiration occuper la toile. Les heures passées dessus ont souvent été entrecoupées par l’interaction avec ceux qui m’entourent. Alors, je m’adapte. Tant que je peux continuer à créer, peu m’importe le tumulte ordinaire du quotidien, après tout il fait aussi partie de ma vie depuis un grand nombre d’années et en devient même extraordinaire par ces temps troublés. On mesure notre chance d’être ensemble.

Voyage V

« Je n’ai pas besoin d’aller plus loin. Maintenant je sais que je suis enfin arrivée au bout de mon voyage. C’est ici, et nulle part ailleurs. » JMG Le Clezio

Peinture acrylique, feutres Posca, stylo

Format 30 x 40

Détails du tableau

Voyage IV

« Le vrai domicile de l’homme n’est pas une maison mais la route, et la vie elle-même est un voyage à faire à pied » Bruce Chartwin

Peinture acrylique,encre couleur, feutres aquarelle, Posca.

Format 40 x 50

Selon le sens donné au tableau, le voyage prend une autre forme