A l’heure fauve

A l’heure fauve

Où s’affranchissent les turbulences

et s’étendent les branches en tissage séculaire

on rêve

on rêve de mousse et de sève

on rêve simples mortels

à l’orée de l’éternité

à hauteur de ciel

à hauteur de terre

tandis que s’éveillent les éphémères

et le chant discret de ceux qui veillent

Encres couleur, acrylique, pastel à l’huile sur papier

Format 30x40cm

Traces

A la dérive du monde, dans le flot ininterrompu des voix acerbes et des jugements hâtifs, dans le vacarme qui assombrit les heures, où se bouscule la violence et l’intolérance, on ira vers ceux qui s’éloignent. Et de la route empruntée, on y mêlera l’air et l’eau, le feu et la terre pour créer la nôtre. Sans hâte, dans ce temps particulier de l’attente, on fera halte à la lisière des heures audacieuses pour écouter le chant de la pluie et la danse des branches qui tendent vers la lumière. J’y entends déjà la musique du silence, celle qui apaise et réconcilie, s’arme de patience et d’essentiel. Et dans le travail latent de ce qui s’élabore à l’orée des rêves, d’un pas facile, on tracera le sillage de nos racines à venir. J’oserai alors. J’oserai pousser les portes closes qui se dresseront encore. Il n’y a rien que nous ne pouvons atteindre.

Petites graines de bonheur – 6

Les petites graines ne cessent d’être semées et ce de plus en plus loin… 🙂 Je suis particulièrement touchée de l’intérêt qu’ont porté mes enfants et leurs amis à faire voyager ces graines afin qu’elles puissent être déposées de par le monde. Des rares retours que j’en ai via Instagram, elles remplissent leur objectif et c’est bien tout ce qui importe aujourd’hui.

Un grand merci à Aloïs, Pierre, Amaël, Fanny, Lucile, Théo, Arthur et Anaïs qui ont contribué à semer ces petites graines de bonheur.

Des petites graines continuent d’être semées lors de mes balades sur les sentiers de Garonne, d’autres partiront prochainement pour de nouvelles destinations. La transmission se poursuit au-delà de mon espérance. C’est une façon de tordre le coup à la morosité. C’est peu, mais le peu a de beaux jours à venir. Je ne vais pas m’en priver 🙂