Voyage XXIV

Quand le partage est source d’accomplissement : Voyage XXIV accompagné de la poésie de Barbara Auzou.

Merci Barbara. Infiniment

Acrylique, encres couleur, pastels huile sur papier

Format 30 x 40 cm

Toi qui sais que toute dentelle

se déchire

tu ravaudes les liserons du ciel

pour épouser les déclivités

du soleil

pour retrouver la grâce de rêver

et rentrer chez toi 

avec quelques cailloux en poche

l’eau ruse en ses flots

et l’étendue s’accroche

la terre consent 

puisque le bleu lui sied

à un lien d’échanges

encore embroussaillé

d’oiseaux

entre l’ombre et l’orée

que le vent chavire

tu guettes l’amorce d’un visage

tremblant au contact

d’une trop brusque fraîcheur

Barbara Auzou.

L’existence de l’art

J’avais espéré débuter 2021 par une exposition où le public serait présent. – se motiver, se projeter vers l’avenir, toutes ces belles idées que l’on tente de mettre en pratique pour tenir. Sélectionnée en catégorie peinture avec onze autres artistes peintres pour Artempo 2021, à Cugnaux en Haute Garonne, le salon des arts plastiques prévu en janvier pour une ouverture au public s’est finalement tenu en virtuel. Cela m’a tant déçue que je n’en ai pas vraiment parlé autour de moi.

Je veux bien réinventée l’art, chercher de nouvelles façons de l’offrir aux autres et c’est, il me semble, ce que je fais aussi à travers ce blog. Toutefois cela ne suffit pas. L’art sous toutes ses formes prend aussi corps à travers le regard du public et rien ne remplace le plaisir de visu.

Outre la lassitude, je ressens une profonde tristesse face à la situation qui stagne, voire qui empire pour la majorité des artistes. A force de ne pas exercer on s’affaiblit et c’est toute la société que l’on fragilise. Jusqu’où faudra-t-il aller dans l’inexistence pour comprendre ?

Tout artiste se meurt de ne pouvoir exercer et montrer ce pour quoi ils vivent et vibrent.

Le chant de la Terre – Voyage V- (deux tableaux en cours)

En ce moment je travaille simultanément sur deux tableaux. Le chant de la Terre et Voyage V, deux univers différents, deux manières de peindre, deux façons de traduire tout ce que j’entends et perçois de notre Terre. Je pense à la vie. Fourmillante, intense, généreuse. Je respire. J’oublie la toile.

Les couleurs, le mouvement, la pression du pinceau, le geste précis du trait, sont autant de tableaux à l’intérieur du tableau. Vivants.

Un plongeon dans le tourbillon de la création.

Le chant de la Terre (détails)

Voyage V (détails)