Infinis fragiles

Faut-il atteindre l’indigo
Des jours de pluie
Et la lumière des nuits sans étoiles
Pour parler de mémoire
Ces infinis fragiles
Des hommes qui affrontent le noir
Et se retiennent de tomber
Là où la mer tresse les souvenirs
 
Comme on s’amarrer malgré la rouille
Aux vagues bleues du souffle majeur
J’entends battre en nous
Le bruit sourd
Du manque et de la douleur

Jeu 53 chez La Licorne. Deux contraintes : quatre couleurs plus quatre mots tirés d’un poème d’Arthur Rimbaud : étoile, infini, mer, homme pour une poésie entre quatre et seize vers.

Au bord de la lumière

Acrylique, collage papier, feutres Posca

50 x 70

Pour mieux voir les détails cliquez dessus

« Peindre c’est écrire avec la lumière, affirmait Salva. Tu dois d’abord apprendre son alphabet puis sa grammaire. Alors seulement tu pourras maîtriser le style et la magie. » Carlos Ruiz Zafón. Mathilda

10×10 les cinq derniers

La série des 10×10 est terminée. J’ai eu du mal à faire la jonction avec les 5 précédents, j’ai donc retravaillé le dixième avant de commencer le onzième tableau. Finalement la série complète va au delà du minéral au végétal. Pour les derniers tableaux, le ciel et l’air se sont imposés comme allant de soi et ce n’est qu’une fois les quinze tableaux terminés que j’ai réalisé que le premier et le dernier formaient la boucle reliant l’ensemble des autres.

Une nouvelle fois je constate que la contrainte – ici le format imposé – me lasse vite. Pendant la réalisation de ces derniers 10×10, comme une nécessité, j’ai travaillé en parallèle pendant la période des vacances scolaires une grande toile, la nuit, à l’abri du tumulte des jours. La lumière n’était pas excellente, sans parler de la fatigue mais le plaisir de « lâcher » tout ce qu’imposait les petits formats m’a permis de finaliser cette série.

La lecture de chaque colonne se fait de bas en haut

Rendez vous début décembre pour l’exposition où j’espère pouvoir faire une photo de l’ensemble des quinze.

10×10 les 5 suivants

Dix tableaux sur les quinze sont terminés. Je ne suis pas tout à fait satisfaite de cette deuxième série. Je me rends compte que travailler sur des formats aussi petits limite la spontanéité que je privilégie habituellement. Je pourrais m’arrêter à ces dix petits tableaux car pour l’exposition il est demandé un minimum de sept tableaux. J’ai néanmoins envie de poursuivre l’expérience, avec les cinq derniers pour voir si le résultat final se tient. J’ai encore le temps de décider si ensuite je les présenterai tous ou si j’en privilégie que certains.

Petits tableaux, dyptique et pentaptyque exposés sur un mur

Voici quelques photos des derniers tableaux réalisés afin de vous donner un aperçu de leur taille. En haut, le diptyque « Au-dessus de l’eau et du ciel « dont vous pouvez voir les détails ICI et en dessous, cinq petits tableaux aux couleurs de l’automne. Le plus petit format 10 x 10 représente la taille de ceux que je m’apprête à travailler pour l’exposition prévu en décembre.

En préparation, les quinze tableaux 10 x 10. Comme souvent, j’ai collé des bouts de mes textes sur chaque petite toile. Bientôt, les premières couleurs et les esquisses. A suivre.

A l’infinité

Peinture acrylique, collage papiers, peinture relief, feutres

Format 50 x 70

J’ai été fouiller parmi mes vieilles toiles pour en trouver une sur laquelle peindre et si ma mémoire ne me fait pas défaut, celle-ci a une quinzaine d’années. Je venais de prendre la décision d’arrêter les portraits ethniques aux crayons de couleur que je travaillais depuis plus de dix ans et je voulais (re)tenter le travail sur toile. J’ai longtemps tourné autour de cette toile sans savoir quoi en faire. Toute cette surface blanche et pas la moindre idée en tête. Alors je l’ai cloisonnée en plusieurs parties pour travailler des petites surfaces. J’ai très vite abandonné l’idée (et cette toile). Je voulais le geste ample. Libre.

En retravaillant dessus le mois dernier, je me suis souvenue de qui j’étais à ce moment-là, de ce vers quoi je souhaitais aller. Je me suis alors demandée combien de fois encore, j’allais revenir y déposer des petits bouts de moi, combien de fois cette toile allait vivre de transformations.

Si elle ne part pas vivre ailleurs ce sera sans doute à l’infinité.

évolution d’une toile

 

J’ai réalisé ce tableau en 2012 à la suite d’une démonstration de mon travail dans la classe de mon fils, alors en grande section de maternelle. Il avait servi de base explicative à un tableau « Le souffle du vent » que j’avais fait précédemment. Depuis il était stocké et prenait la poussière avec un grand nombre d’autres toiles.

J’ai envie de peindre, mais pas de toile vierge. Je n’en achète plus qu’une ou deux par an. Je privilégie l’achat de tubes de peinture. Alors je décide que celle-ci servira de base à une nouvelle peinture.

Pour cela je recouvre la totalité de la toile de bouts de papier déchirés. (J’ai un grand nombre de feuilles de la première mouture du roman que je viens de terminer d’écrire qui fait très bien l’affaire)

Le support est plein de reliefs. A certains endroits j’y superpose plusieurs couches de papier afin d’en atténuer la texture irrégulière, à d’autres endroits je décide qu’une seule couche suffira. Voilà une nouvelle toile, créée à partir de feuilles de papier à recycler, de mots encore à l’intérieur de moi qui, petit à petit, prennent vie dans une autre dimension.

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Ne reste plus qu’ à laisser parler les couleurs

Pour découvrir « Le souffle du vent » c’est ⇒ ici

Pour voir la finalité de ce travail c’est ⇒ ici

 

 

Aujourd’hui est un autre jour

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On blâme le jour assombri, le monde blessé au contact froid des tourmentes. On critique le diable et les illusions éphémères de nos croyances stériles. La facilité à aimer le factice et les lumières à outrance. Certains s’imaginent meilleurs à pleurer sur la bêtise humaine.

On peut penser que c’est dans l’air. L’air du temps, l’air de rien, l’air d’ailleurs. On flirte avec la noirceur, on l’encourage de mille mots aisés, d’images scandées à outrance. On pactise avec nos mains, nos regards mordants, nos blessures effleurées mises à jour. Hommes pétris de défauts, on frôle la tendance à l’oubli et puis oui, on oublie.

On oublie que depuis la nuit des temps se bousculent la violence et l’oppression, le pouvoir, la domination, on oublie qu’il n’y a là rien de bien nouveau, juste quelques variations au fil des siècles, à peine quelques différences d’époques.

Et pourtant. Pourtant, il y a ceux pour qui aujourd’hui est un autre jour. Ceux, toujours en mouvance, les pieds sur terre à lever les yeux vers le ciel et qui osent dire que c’est beau, et oui, ceux qui regardent le verre à demi plein plutôt que celui à demi vide, ceux qui usent leur temps à insuffler des sourires à des petits riens, à semer, semer, semer sans grands cris, ni grands éclats, ceux qui malgré la peine et la douleur donnent des couleurs à chaque pas.

Nul besoin d’être grand dirigeant pour œuvrer le monde. Il y a ce possible d’entreprendre le quotidien. Y instiller des sourires et peu importe savoir où ils atterrissent, peu importe, oui.

Disperser au vent du jour, ils ne nous appartiennent déjà plus.

Crédit photo : Pixabay

Un seul blog dorénavant

Mots et couleurs, signes de mon essence

Après réflexion, je fais le choix de publier dorénavant les articles de mon blog Couleurs sous latitudes, sur celui de Palette d’expressions. Après tout, l’un et l’autre sont des bouts de moi, autant les assembler, je m’éparpillerai moins, et cela me fera gagner (je l’espère) un temps appréciable. Donc, vous pourrez suivre mes deux activités principales ÉCRITURE et PEINTURE sur Palette d’expressions, qui pour l’occasion, s’octroie quelques petits changements afin de mieux combiner mon travail.

Au plaisir de continuer à partager ici, toute la passion qui, dans la créativité, m’anime.

Laurence