Dans les vagues

Acrylique sur carton toilé, collage papier, feutres

Format 27 x 22

Avec ce tableau, démarre une série de petits formats. Le but est de réussir à m’approprier un espace réduit et d’y exprimer autant d’idées, de couleurs, de formes que sur les grands formats que j’ai l’habitude de travailler en vue d’une exposition collective à laquelle je vais participer en décembre. La seule contrainte pour y participer est le format imposé de 10 x 10 cm. Avant de m’y atteler, comme une sorte de progression, je vais tout d’abord apprivoiser des formats de plus en plus petits.

Terre d’eau

Peinture acrylique, collage papier, feutres sur carton toilé

Format 38 x 55

Chaque détail à voir de plus prés en cliquant dessus

Deuxième tableau d’inspiration océanique. J’ai travaillé le fond, la couleur et les premiers traits pendant mes vacances sans chercher à y mettre un sens. Comme souvent j’ai laissé le mouvement faire le tableau. De retour chez moi j’ai poursuivi le travail et il m’a semblé évident que l’impact de l’océan restait très présent. J’y ai vu des fonds marins, ou tout du moins l’idée que je m’en fait. Mais une fois encore l’interprétation peut être multiple. A chacun de découvrir la sienne.

Oscillation

Dans le mouvement du vent, de l’eau ; inspiration de l’océan.

Acrylique, feutres sur carton toilé (vendu)

Format 38 x 55

Un ami à qui j’avais envoyé une photo du travail en cours de ce tableau, a imaginé cette création dessinée sur le sable. Si l’idée m’a séduite, le manque de moyens et de temps, et sans doute aussi, la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de cette réalisation que je vois très grande – un land art dans toute sa dimension d’espace – a freiné mon envie de tenter l’expérience. Il y a ainsi des oeuvres qui n’iront pas au delà de l’expression première. Pourtant, tant que ce tableau existe, il suggère une infinité d’attente, de nuances, de spontanéité dans l’expression. Des fragments d’art à l’intérieur de l’art qui racontent d’autres histoires, et nourrit tout autant celui qui regarde que celui qui crée. C’est à mon sens, l’essentiel.

Vois à quoi tiennent nos racines

Vois à quoi tiennent nos racines. Dès que nous apercevons les forêts de pins, – encore loin, trop loin – la fébrilité est palpable, l’impatience quasi insupportable de ne pas être déjà le nez levé vers le haut de la dune à gravir. Si le ciel est gris, on imagine, à l’ouest, la trouée bleue, là où le vent repousse les nuages au loin. La première ascension est toujours rude, on perd vite l’endurance à délaisser l’endroit pendant des mois. Et pourtant les montées suivantes pulsent les douces heures à venir. Celles où nous croisons tous ceux qui quittent le lieu en fin de journée. L’été, c’est affolant de monde. Une foule compacte, bruyante, odorante. A contrecourant, on descend vers la mer tandis que les gens montent vers la ville. Sous les pieds nus le sable est gorgé de chaleur. Et, du haut des dunes, le vent pousse vers nous les parfums des caquilliers, euphorbes, chardons bleus et celui plus persistant des immortelles.

On pourrait alors se croire seuls et imaginer le lieu désert. Le regard porte loin et à chacun d’eux nait le même émerveillement. Le contraste saisissant des couleurs franches entre le doré du sable, le bleu du ciel et de l’eau, le blanc de l’écume. L’horizon infini, l’océan démesuré. Tout est grand, vaste, d’allure sauvage. Jusqu’au grondement sourd et perpétuel qui envahit l’espace et le temps ; jusqu’au bercement des origines.

Tous ces hivers où les instants sont plus timides et moins fréquents. On y respire différemment, les pieds chaussés, le corps couvert. Les nuances peintes de reflets gris entre l’eau et le ciel, la lumière pâle du jour sous le soleil frileux. Le sable alors vierge d’empreintes, exceptées celles des gouttes de pluie. Pluie froide, irritante, bruyante. Pluie qui martèle le sol, nous prend par surprise, avec bourrasques et infiltrations sous les vêtements. Saoulés par le vent et les embruns, nous apprivoisons la saison à coup de petites touches intrépides. Il fait bon rentrer près du feu.

J’ai en mémoire la formidable odeur de l’iode, ce parfum qui incite à respirer à plein poumons tout l’air du monde. C’est dire, même si je demeure ailleurs, sa présence reste forte.

Surgit alors l’intime pensée d’être enfin arrivés chez nous.

#Quand l’écriture s’invite chez moi. Un petit défi d’été proposé par La Plume. Les modalités à lire ICI