Oscillation

Dans le mouvement du vent, de l’eau ; inspiration de l’océan.

Acrylique, feutres sur carton toilé (vendu)

Format 38 x 55

Un ami à qui j’avais envoyé une photo du travail en cours de ce tableau, a imaginé cette création dessinée sur le sable. Si l’idée m’a séduite, le manque de moyens et de temps, et sans doute aussi, la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de cette réalisation que je vois très grande – un land art dans toute sa dimension d’espace – a freiné mon envie de tenter l’expérience. Il y a ainsi des oeuvres qui n’iront pas au delà de l’expression première. Pourtant, tant que ce tableau existe, il suggère une infinité d’attente, de nuances, de spontanéité dans l’expression. Des fragments d’art à l’intérieur de l’art qui racontent d’autres histoires, et nourrit tout autant celui qui regarde que celui qui crée. C’est à mon sens, l’essentiel.

Été

La finalisation du tableau Été aura monopolisé pas mal d’heures. A chaque fois que l’on me demande combien de temps me prend la réalisation d’un tableau, je ne sais pas quoi répondre. J’ai beau essayé y rester attentive, passées les premières minutes, le temps perd sa signification. La peinture ne s’estime pas en heures peintes mais bien en émotions qu’elle suscite. L’observation intuitive, la saveur des couleurs, la précision du geste, l’ampleur du mouvement et tous ces instants d’intensité troublante où je sais que je suis là où je dois être.

Acrylique sur toile, collage papier, feutres

70 x 90 cm

Avec des détails sur lesquels s’attarder. Il suffit de cliquer dessus

Détails d’Été

Avec les vacances scolaires qui débutent pour le plus jeune de mes enfants, le va et vient des aînés qui apprécient ô combien le retour au foyer, j’alterne entre travail sur le fond et détails. Tout doucement.

Pour mieux apprécier les détails vous pouvez cliquer sur les photos.

Acrylique sur toile, feutres, stylo, collage papier.

Lorsqu’un tableau s’en va

Acrylique, peinture relief

Format 80 x 80

Le tableau ci-dessus était en passe de devenir un autre. J’avais l’intention de recouvrir la toile et de retravailler autre chose. Et puis, la semaine dernière un ami de mon fils aîné est passé nous voir. Il habite depuis deux ans en région parisienne. Boulot oblige. Éloigné de sa famille et des amis . Alors il m’a dit, j’aimerai acheter un de tes tableaux pour l’accrocher chez moi et c’est celui-ci que je veux.

C’est un jeune homme qui, depuis l’enfance, m’a vue m’approprier l’espace à vivre de ma maison pendant des heures et ensuite voir le lieu retrouver son origine première. En grandissant, il s’est parfois étonner de me trouver à peindre à des heures très tardives. Il a vu mes toiles un peu partout s’amonceler aux cours des années. A travers ce tableau choisi et l’émotion ressentie à l’idée qu’il veuille l’acquérir, j’ai pensé qu’il y avait, outre le plaisir de s’acheter une toile, tous les souvenirs qui englobaient les années vécues et tout ce qu’elles représentent pour lui.

J’ai songé qu’à partir de maintenant, ce tableau va vivre ailleurs et que d’autres souvenirs vont se construire autour de lui… Puissent-ils être encore de beaux partages.

Ce qui nous lie (le tableau)

La naissance de ce tableau est lié au récit qui porte le même titre. Après l’écriture du texte il m’a paru évident de poursuivre le travail sur toile. Quatre jours durant, l’espace et le temps ont été porteurs de mots, de couleurs et de ce lien qui me lie à mes frères et sœurs. Quand rien n’est défini à l’avance le processus de création est toujours particulier. Je ne sais pas où je vais, mais j’y vais. Là, en l’occurrence, je suis dans cette écoute particulière qui tend vers l’essentiel : je me nourris de la formidable énergie créative. Résonnent encore les mots jetés sur le papier, auxquels s’ajoute la musique qui tourne dans le salon. ça stimule l’imaginaire. Quatre jours essentiels tournés vers la création. La pièce à vivre devient atelier, les doigts teints de bleus, l’âme relié à ceux qui, où qu’ils soient aujourd’hui, restent présents. Ce fut un temps particulier, où chaque instant avait sa place.

Et au bout de ces heures, un tableau qui, quelque soit son sens, à un sens.

Acrylique sur toile, papiers, feutres.

Format 60 x 80

A l’infinité

Peinture acrylique, collage papiers, peinture relief, feutres

Format 50 x 70

J’ai été fouiller parmi mes vieilles toiles pour en trouver une sur laquelle peindre et si ma mémoire ne me fait pas défaut, celle-ci a une quinzaine d’années. Je venais de prendre la décision d’arrêter les portraits ethniques aux crayons de couleur que je travaillais depuis plus de dix ans et je voulais (re)tenter le travail sur toile. J’ai longtemps tourné autour de cette toile sans savoir quoi en faire. Toute cette surface blanche et pas la moindre idée en tête. Alors je l’ai cloisonnée en plusieurs parties pour travailler des petites surfaces. J’ai très vite abandonné l’idée (et cette toile). Je voulais le geste ample. Libre.

En retravaillant dessus le mois dernier, je me suis souvenue de qui j’étais à ce moment-là, de ce vers quoi je souhaitais aller. Je me suis alors demandée combien de fois encore, j’allais revenir y déposer des petits bouts de moi, combien de fois cette toile allait vivre de transformations.

Si elle ne part pas vivre ailleurs ce sera sans doute à l’infinité.