Lorsqu’un tableau s’en va

Acrylique, peinture relief

Format 80 x 80

Le tableau ci-dessus était en passe de devenir un autre. J’avais l’intention de recouvrir la toile et de retravailler autre chose. Et puis, la semaine dernière un ami de mon fils aîné est passé nous voir. Il habite depuis deux ans en région parisienne. Boulot oblige. Éloigné de sa famille et des amis . Alors il m’a dit, j’aimerai acheter un de tes tableaux pour l’accrocher chez moi et c’est celui-ci que je veux.

C’est un jeune homme qui, depuis l’enfance, m’a vue m’approprier l’espace à vivre de ma maison pendant des heures et ensuite voir le lieu retrouver son origine première. En grandissant, il s’est parfois étonner de me trouver à peindre à des heures très tardives. Il a vu mes toiles un peu partout s’amonceler aux cours des années. A travers ce tableau choisi et l’émotion ressentie à l’idée qu’il veuille l’acquérir, j’ai pensé qu’il y avait, outre le plaisir de s’acheter une toile, tous les souvenirs qui englobaient les années vécues et tout ce qu’elles représentent pour lui.

J’ai songé qu’à partir de maintenant, ce tableau va vivre ailleurs et que d’autres souvenirs vont se construire autour de lui… Puissent-ils être encore de beaux partages.

A l’infinité

Peinture acrylique, collage papiers, peinture relief, feutres

Format 50 x 70

J’ai été fouiller parmi mes vieilles toiles pour en trouver une sur laquelle peindre et si ma mémoire ne me fait pas défaut, celle-ci a une quinzaine d’années. Je venais de prendre la décision d’arrêter les portraits ethniques aux crayons de couleur que je travaillais depuis plus de dix ans et je voulais (re)tenter le travail sur toile. J’ai longtemps tourné autour de cette toile sans savoir quoi en faire. Toute cette surface blanche et pas la moindre idée en tête. Alors je l’ai cloisonnée en plusieurs parties pour travailler des petites surfaces. J’ai très vite abandonné l’idée (et cette toile). Je voulais le geste ample. Libre.

En retravaillant dessus le mois dernier, je me suis souvenue de qui j’étais à ce moment-là, de ce vers quoi je souhaitais aller. Je me suis alors demandée combien de fois encore, j’allais revenir y déposer des petits bouts de moi, combien de fois cette toile allait vivre de transformations.

Si elle ne part pas vivre ailleurs ce sera sans doute à l’infinité.

évolution d’une toile

 

J’ai réalisé ce tableau en 2012 à la suite d’une démonstration de mon travail dans la classe de mon fils, alors en grande section de maternelle. Il avait servi de base explicative à un tableau « Le souffle du vent » que j’avais fait précédemment. Depuis il était stocké et prenait la poussière avec un grand nombre d’autres toiles.

J’ai envie de peindre, mais pas de toile vierge. Je n’en achète plus qu’une ou deux par an. Je privilégie l’achat de tubes de peinture. Alors je décide que celle-ci servira de base à une nouvelle peinture.

Pour cela je recouvre la totalité de la toile de bouts de papier déchirés. (J’ai un grand nombre de feuilles de la première mouture du roman que je viens de terminer d’écrire qui fait très bien l’affaire)

Le support est plein de reliefs. A certains endroits j’y superpose plusieurs couches de papier afin d’en atténuer la texture irrégulière, à d’autres endroits je décide qu’une seule couche suffira. Voilà une nouvelle toile, créée à partir de feuilles de papier à recycler, de mots encore à l’intérieur de moi qui, petit à petit, prennent vie dans une autre dimension.

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Ne reste plus qu’ à laisser parler les couleurs

Pour découvrir « Le souffle du vent » c’est ⇒ ici

Pour voir la finalité de ce travail c’est ⇒ ici