Matin d’avril

Photo : Pinterest

Aux vagues des vagues à l’âme,

Quand l’or des flammes enrobe l’aube à venir

Je tends le bras vers toi

Caresse des doigts

La courbe de ton regard

Et l’ombre éclaircie

Distrait la mélancolie

Là, juste au bord de ton sourire.


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Hiver

Je suis les courbes de toutes les audaces

Et ton corps sous mes mains s’anime.

Dans le silence chuchotent les soupirs

La chaleur des matins, l’aube de ton sourire.

Amples.

Au dehors, confuse, la brume voile les arbres, feutre toutes sonorités.

L’hiver est là.

Photo : Jon Wisniewski

Aujourd’hui j’ai croisé un homme dans la rue.

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Aujourd’hui j’ai croisé un homme dans la rue. Il m’a regardé et a dit dans un grand sourire, vous êtes très jolie. J’ai souri à mon tour. J’ai dit, c’est gentil. Merci.

J’ai alors pensé à toutes ces femmes qui chaque jour dans la ville baissent la tête et celles qui la lèvent bien haut.  Qui sont dénigrées, jugées, que l’on siffle et apostrophe sans arrêt, qui d’un regard appuyé se sentent agressées.

J’ai pensé aux hommes. Tous ceux dont le regard pèse lourd, ceux aux paroles vulgaires et aux gestes obscènes. Ceux qui usent de bassesse, de supériorité intolérable.

Comme tous les jours je traverse le monde et je constate qu’il est fou. Fou d’indifférence, de violence et de solitude. Dangereux. En souffrance constante.

Aujourd’hui j’ai croisé un homme dans la rue. Il m’a regardé et a dit dans un grand sourire, vous êtes très jolie. J’ai souri, j’ai dit c’est gentil. Merci.

J’ai pensé que parfois le cœur exprime simplement une belle émotion et que l’on peut l’accepter tel quel. Des mots qui disent la spontanéité d’un instant, sur lequel il n’est pas nécessaire de trop s’en faire.

J’ai pensé que peut-être un jour nous n’aurions plus peur.

Crédit photo : Moey Hoque/Pinterest