Le murmure du monde

Têtes de femmes douces comme une écume
L’eau les traverse comme les cailloux trop clairs
Il faut si peu de leur ombre pour couvrir la terre
Et pourtant tous leurs silences

Barbara Auzou

***

D’y sentir l’âme comme l’oiseau
et le temps qui défile –
de rubans en rivières
coulent de tendres émois.

Caroline Dufour

Acrylique sur papier, marqueurs

Format 50 x 65 cm

Éphémère (étape2)

Éphémère (étape 1) à voir ICI

Il est encore tôt, le souffle de l’air déjà chaud. Sur la plage, seuls quelques surfeurs et joggeurs ont investi les lieux. J’ai choisi un endroit un peu éloigné de l’eau. La marée est descendante mais les vagues – puissantes – viennent haut sur le littoral.

Comme lorsque je travaille sur une toile blanche, je ne sais pas à l’avance ce qui émergera de ce projet. J’avance à tâtons, sans réelle prise avec l’ensemble.  Je réalise que le sable est trop sec, il laisse des empreintes de mes doigts et si cela me gêne au départ, je me dis que cela fait partie de l’expérience.

Comme un chant ininterrompu, le grondement incessant de l’océan apaise toutes interférences. Je m’isole du monde et pourtant, pourtant, je m’y trouve fortement ancrée. Chaque geste, chaque pose de galet, de caillou, de bois flotté devient une évidence. Petit à petit, l’Éphémère se construit.

A suivre…

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Photos  : Amaël