La cinquième saison

Acrylique, encres, feutres Posca

Format 30 x 40 cm

En attendant « Hiver » quatrième tableau sur les saisons, voici « La cinquième saison » idée qui me trottait dans la tête depuis un petit moment et que j’ai enfin concrétisé. Avec un petit hommage à l’album musical les cinq saisons du groupe québécois Harmonium qui a souvent accompagné cette peinture.

Exposition collective Cent Centimètres Carrés

Petit retour sur l’exposition collective à laquelle j’ai participé à Carla Bayle, village d’art situé en Ariège. Pour la saison 2019 nous étions 160 artistes amateurs ou professionnels à participer et à exposer entre 7 et 15 formats 10x10cm, soit plus de 2000 oeuvres exposées sur les murs de la galerie Le Philosophe.

Le vernissage a eu lieu le 7 décembre à 18 heures. Comme beaucoup de galeries et autres ateliers d’artistes, la galerie Le Philophe donne sur la place du village. J’y suis arrivée avec un bon quart d’heure de retard (la gestion du temps et moi c’est toute une histoire) et l’espace public était bondé de monde. En dépit du froid et de la nuit tombée, l’ambiance était très conviviale, festive même. Des musiciens jouaient près d’un grand buffet dressé sous une tente ouverte, dans le brouhaha incessant des enfants qui se couraient après et des gens qui entraient et sortaient de la galerie. Pour tout dire c’est la première exposition à laquelle j’assiste qui a généré autant de curieux en une soirée. Il a d’ailleurs été difficile de se frayer un chemin parmi la foule à la recherche de mes tableaux situés tout au fond de la galerie. J’ai pris le temps de découvrir chaque série exposée et la diversité des oeuvres proposées a conforté ma pensée de la richesse imaginative que nous déployons dans la création. On peut ne pas aimer certains styles, pourtant il y a souvent quelque chose qui m’émeut dans la recherche créative que je perçois dans les tableaux que je regarde.

En revanche, difficile de connaître le ressenti du public face à mes toiles, mais le temps que j’atteigne leur emplacement, deux d’entre elles avaient été vendues. Aussi sur la seule photo que j’ai, ne figurent que 13 tableaux sur les 15 exposés.

La grande surprise (et la joie tout aussi grande) fut de recevoir un mail le 20 décembre m’informant que j’avais vendu 8 tableaux et que si je le souhaitais je pouvais en réexpédier autant afin de compléter la colonne. A moins de pas avoir le choix (si tout est vendu il est convenu d’en exposer de nouveau jusqu’à la fin de l’exposition) je ne vais pas me lancer dans la réalisation de ces petits formats. Déjà, d’autres projets occupent ma tête… 🙂

L’exposition, toujours en cours, perdure jusqu’à la fin du mois de janvier.

En cliquant ICI vous accedez à la page FB de l’association Cent Centimètres Carrés. Les photos que vous y trouverez vous donneront une vision plus précise de cette exposition collective.

Au bord de la lumière

Acrylique, collage papier, feutres Posca

50 x 70

Pour mieux voir les détails cliquez dessus

« Peindre c’est écrire avec la lumière, affirmait Salva. Tu dois d’abord apprendre son alphabet puis sa grammaire. Alors seulement tu pourras maîtriser le style et la magie. » Carlos Ruiz Zafón. Mathilda

Voyage I

« Je voyage silencieux dans un monde sans bruits, et dont je garde en moi les couleurs, depuis ces jours de ma jeunesse. » Adrien Goetz – La dormeuse de Naples

Acrylique, feutres Posca, stylo

30 x 40

Détails du tableau

Merci pour le titre, Alma 🙂

Automne

La réalisation de ce tableau a suscité beaucoup de questionnements de ma part. Passer d’un format très petit comme les 10×10 travaillés précédemment à un format 50×100 a été à la fois libérateur et perturbateur. Si, au moment où je peins, des évidences voient le jour dans les couleurs placées à tel endroit ou dans les traits que je donne aux formes qui se dessinent, il y a quelquefois au fil des lignes que je trace, des hésitations ; cette idée de peu ou de trop qui me demande du recul et des pauses pour mieux saisir quand poursuivre ou quand m’arrêter. Cette assonance est fragile, à l’image de nos vies en mouvement, c’est une écoute particulière afin de trouver le bon équilibre entre ce que je tente d’exprimer sur la toile et ce que je suis. J’ai beaucoup pensé à l’écriture, à cet équilibre des mots auquel j’attache une grande importance et qui nécessite en permanence de la constance et une nouvelle fois la similitude avec mon travail sur toile m’a frappée.

Acrylique, encres de couleur, collage papiers, feutres Posca, stylo encre gel

50 x 100

En attendant Hiver, vous pouvez découvrir les saisons précédentes Printemps et Été

10×10 les cinq derniers

La série des 10×10 est terminée. J’ai eu du mal à faire la jonction avec les 5 précédents, j’ai donc retravaillé le dixième avant de commencer le onzième tableau. Finalement la série complète va au delà du minéral au végétal. Pour les derniers tableaux, le ciel et l’air se sont imposés comme allant de soi et ce n’est qu’une fois les quinze tableaux terminés que j’ai réalisé que le premier et le dernier formaient la boucle reliant l’ensemble des autres.

Une nouvelle fois je constate que la contrainte – ici le format imposé – me lasse vite. Pendant la réalisation de ces derniers 10×10, comme une nécessité, j’ai travaillé en parallèle pendant la période des vacances scolaires une grande toile, la nuit, à l’abri du tumulte des jours. La lumière n’était pas excellente, sans parler de la fatigue mais le plaisir de « lâcher » tout ce qu’imposait les petits formats m’a permis de finaliser cette série.

La lecture de chaque colonne se fait de bas en haut

Rendez vous début décembre pour l’exposition où j’espère pouvoir faire une photo de l’ensemble des quinze.

10×10 les 5 suivants

Dix tableaux sur les quinze sont terminés. Je ne suis pas tout à fait satisfaite de cette deuxième série. Je me rends compte que travailler sur des formats aussi petits limite la spontanéité que je privilégie habituellement. Je pourrais m’arrêter à ces dix petits tableaux car pour l’exposition il est demandé un minimum de sept tableaux. J’ai néanmoins envie de poursuivre l’expérience, avec les cinq derniers pour voir si le résultat final se tient. J’ai encore le temps de décider si ensuite je les présenterai tous ou si j’en privilégie que certains.

10 x 10 – les cinq premiers

Les cinq premiers 10 x 10 sur les quinze prévus sont terminés. J’ai privilégié l’encre de couleur avec quelques touches de peinture acrylique pour les fonds de couleur. Pour le graphisme, j’ai plus ou moins suivi les esquisses faites au préalable. Et même si je m’en éloigne au fil des petites toiles peintes l’important est de respecter l’idée principale et la progression que je souhaite donner au thème que j’ai décidé de travailler : De l’aquatique au végétal.

Petits tableaux, dyptique et pentaptyque exposés sur un mur

Voici quelques photos des derniers tableaux réalisés afin de vous donner un aperçu de leur taille. En haut, le diptyque « Au-dessus de l’eau et du ciel « dont vous pouvez voir les détails ICI et en dessous, cinq petits tableaux aux couleurs de l’automne. Le plus petit format 10 x 10 représente la taille de ceux que je m’apprête à travailler pour l’exposition prévu en décembre.

En préparation, les quinze tableaux 10 x 10. Comme souvent, j’ai collé des bouts de mes textes sur chaque petite toile. Bientôt, les premières couleurs et les esquisses. A suivre.

Au-dessus de l’eau et du ciel

Vue du ciel, le regard porté vers l’eau ( 19 x 24 )

Regard porté vers l’eau et le ciel (22 x 27)

Diptyque (vendu)

ou comment jouer avec deux petits formats pour leur donner une autre dimension

Avec ces deux petits formats, s’achève la période océanique. Les formats suivants (au nombre de cinq et de plus en plus petits) comme un appel de saison me rapproche de l’automne. A suivre…

Dans les vagues

Acrylique sur carton toilé, collage papier, feutres

Format 27 x 22

Avec ce tableau, démarre une série de petits formats. Le but est de réussir à m’approprier un espace réduit et d’y exprimer autant d’idées, de couleurs, de formes que sur les grands formats que j’ai l’habitude de travailler en vue d’une exposition collective à laquelle je vais participer en décembre. La seule contrainte pour y participer est le format imposé de 10 x 10 cm. Avant de m’y atteler, comme une sorte de progression, je vais tout d’abord apprivoiser des formats de plus en plus petits.

Terre d’eau

Peinture acrylique, collage papier, feutres sur carton toilé

Format 38 x 55

Chaque détail à voir de plus prés en cliquant dessus

Deuxième tableau d’inspiration océanique. J’ai travaillé le fond, la couleur et les premiers traits pendant mes vacances sans chercher à y mettre un sens. Comme souvent j’ai laissé le mouvement faire le tableau. De retour chez moi j’ai poursuivi le travail et il m’a semblé évident que l’impact de l’océan restait très présent. J’y ai vu des fonds marins, ou tout du moins l’idée que je m’en fait. Mais une fois encore l’interprétation peut être multiple. A chacun de découvrir la sienne.

Oscillation

Dans le mouvement du vent, de l’eau ; inspiration de l’océan.

Acrylique, feutres sur carton toilé (vendu)

Format 38 x 55

Un ami à qui j’avais envoyé une photo du travail en cours de ce tableau, a imaginé cette création dessinée sur le sable. Si l’idée m’a séduite, le manque de moyens et de temps, et sans doute aussi, la crainte de ne pas pouvoir aller jusqu’au bout de cette réalisation que je vois très grande – un land art dans toute sa dimension d’espace – a freiné mon envie de tenter l’expérience. Il y a ainsi des oeuvres qui n’iront pas au delà de l’expression première. Pourtant, tant que ce tableau existe, il suggère une infinité d’attente, de nuances, de spontanéité dans l’expression. Des fragments d’art à l’intérieur de l’art qui racontent d’autres histoires, et nourrit tout autant celui qui regarde que celui qui crée. C’est à mon sens, l’essentiel.

Été

La finalisation du tableau Été aura monopolisé pas mal d’heures. A chaque fois que l’on me demande combien de temps me prend la réalisation d’un tableau, je ne sais pas quoi répondre. J’ai beau essayé y rester attentive, passées les premières minutes, le temps perd sa signification. La peinture ne s’estime pas en heures peintes mais bien en émotions qu’elle suscite. L’observation intuitive, la saveur des couleurs, la précision du geste, l’ampleur du mouvement et tous ces instants d’intensité troublante où je sais que je suis là où je dois être.

Acrylique sur toile, collage papier, feutres

70 x 90 (vendu)

Avec des détails sur lesquels s’attarder. Il suffit de cliquer dessus

Détails d’Été

Avec les vacances scolaires qui débutent pour le plus jeune de mes enfants, le va et vient des aînés qui apprécient ô combien le retour au foyer, j’alterne entre travail sur le fond et détails. Tout doucement.

Pour mieux apprécier les détails vous pouvez cliquer sur les photos.

Acrylique sur toile, feutres, stylo, collage papier.

Écrire et peindre

« Il n’y a pas d’enthousiasme sans sagesse, ni de sagesse sans générosité », (Paul Eluard)

L’ébauche de ma prochaine toile, loin d’être définitive, est un fouillis à l’image de tout ce que j’ai en tête actuellement. C’est que la réécriture de mon roman monopolise beaucoup de mon temps et génère parfois un certain découragement. Toutes ces heures. Ces heures denses troublées d’hésitations et de solitude.

Aujourd’hui je me suis accordée quelques petits moments pour peindre. De ces instants peints sont nés de véritables espaces libérés. Des bouffées d’oxygène, un retour à l’équilibre. Plus j’avance dans l’existence, moins je distingue de différence entre écrire et peindre. Deux formes d’expressions devenues aussi essentielles l’une que l’autre. Nourrissant mon enthousiasme démesuré et générant tout autant la quiétude à laquelle j’aspire.

Quelques détails de l’ébauche en cours

Acrylique sur toile, collage papier

Lorsqu’un tableau s’en va

Acrylique, peinture relief

Format 80 x 80

Le tableau ci-dessus était en passe de devenir un autre. J’avais l’intention de recouvrir la toile et de retravailler autre chose. Et puis, la semaine dernière un ami de mon fils aîné est passé nous voir. Il habite depuis deux ans en région parisienne. Boulot oblige. Éloigné de sa famille et des amis . Alors il m’a dit, j’aimerai acheter un de tes tableaux pour l’accrocher chez moi et c’est celui-ci que je veux.

C’est un jeune homme qui, depuis l’enfance, m’a vue m’approprier l’espace à vivre de ma maison pendant des heures et ensuite voir le lieu retrouver son origine première. En grandissant, il s’est parfois étonner de me trouver à peindre à des heures très tardives. Il a vu mes toiles un peu partout s’amonceler aux cours des années. A travers ce tableau choisi et l’émotion ressentie à l’idée qu’il veuille l’acquérir, j’ai pensé qu’il y avait, outre le plaisir de s’acheter une toile, tous les souvenirs qui englobaient les années vécues et tout ce qu’elles représentent pour lui.

J’ai songé qu’à partir de maintenant, ce tableau va vivre ailleurs et que d’autres souvenirs vont se construire autour de lui… Puissent-ils être encore de beaux partages.